Le triangle pédagogique de Jean Houssaye sert à comprendre et analyser les dynamiques qui se jouent dans toute situation d’apprentissage. Il permet de visualiser les interactions entre trois éléments fondamentaux : l’enseignant, l’élève, et le savoir.

Chaque processus pédagogique repose sur la relation privilégiée entre deux des trois pôles du triangle. Le troisième pôle est relégué à une place secondaire, appelée la « place du mort« . Il existe trois processus distincts :

  • Enseigner : L’enseignant et le savoir sont au centre, et l’élève est mis à l’écart.

Exemple : Un cours magistral dans une université. Le professeur dispense un cours en exposant un contenu théorique aux étudiants, en se concentrant principalement sur la transmission du savoir.

  • Former : La relation enseignant-élève est prioritaire, le savoir est marginalisé.

Exemple : Une session de formation en communication, le formateur propose des jeux de rôle et encourage les élèves à interagir entre eux, en les guidant mais sans se focaliser sur un contenu structuré.

  • Apprendre : L’élève et le savoir sont privilégiés, et l’enseignant devient secondaire.

Exemple : Un projet d’apprentissage autonome. Par exemple, un groupe d’étudiants travaillant en mode projet pour développer une application informatique.

Chaque processus (enseigner, former, apprendre) peut générer des tensions si l’un des pôles est trop négligé (par exemple, des élèves qui s’ennuient dans un cours magistral ou des élèves perdus dans un apprentissage trop autonome).

Sources : Jean Houssaye, « Le Triangle pédagogique », 1988.

10/2024


L’infographie