La constante macabre est un concept en pédagogie introduit par le professeur André Antibi. Elle désigne une tendance observée dans les systèmes d’évaluation scolaire, où les enseignants, souvent de manière inconsciente, attribuent un certain pourcentage de mauvaises notes pour maintenir une hiérarchie entre les élèves.
« Imaginez un professeur excellent avec des élèves excellents. Si dans un tel contexte, toutes les notes sont bonnes (elles devraient l’être bien sûr), le professeur est montré du doigt et est considéré comme laxiste, voire pas très sérieux. Les parents d’élèves, et les élèves eux-mêmes, suspecteraient a priori un professeur d’une matière importante dont la moyenne de classe serait souvent de 15 ou 16 sur 20. » – André Antibi.
Les notes suivraient donc à peu près une courbe de Gauss: beaucoup de notes moyennes, et aux extrémités, quelques très bonnes ou très mauvaises notes. Des élèves peuvent avoir un bon niveau de manière absolue, mais être mis en échec quand même, par comparaison avec d’autres. C’est la constante macabre. Les élèves en échec peuvent potentiellement être découragés.
Pour y remédier, Antibi propose des méthodes alternatives, comme l’évaluation par contrat de confiance (EPCC), qui vise à évaluer les élèves sur des compétences acquises sans imposer une proportion de mauvaises notes.
Sources :
Wikipedia sur la constante macabre
Réseau Canopé, En finir avec la constante macabre. https://cdn.reseau-canope.fr/archivage/valid/N-1786-13217.pdf
11/2024
L’infographie

