L’erreur devrait être perçue non pas comme un échec, mais comme une opportunité d’apprentissage. Elle joue un rôle important en permettant aux apprenants de prendre conscience de leurs lacunes. Ils peuvent ensuite réfléchir à des stratégies et évoluer. L’erreur est un « indice du mouvement vers la connaissance ».

« Les enseignants semblent obsédés par les erreurs de leurs élèves. Ils les perçoivent souvent comme des indicateurs d’un mal qu’il faudrait éviter et cette perception est souvent un obstacle dans la réflexion sur la construction des situations d’apprentissages. Il est urgent que les représentations évoluent sur ce point. Que penserait-on d’un médecin qui ne supporterait pas que ses patients soient malades ? »

Les erreurs des apprenants peuvent être classées selon différentes typologies qui reflètent la nature de l’erreur, ses causes et ses impacts sur l’apprentissage. Tous les types d’erreurs n’ont pas la même utilité pour le formateur : certaines erreurs sont simplement des erreurs d’inattention.

La pédagogie encourage une vision positive de l’erreur, où l’accent est mis sur le processus de correction et de compréhension plutôt que sur la sanction. L’erreur n’est donc plus une faute. Dans les faits, comment faire pour favoriser une approche positive de l’erreur ?

Il y a de nombreuses réponses possibles. Mais il me parait important de parler de l’utilisation des évaluations formatives. Ce type d’évaluation met l’accent sur le progrès et pas sur les résultats finaux. En multipliant les occasions de feedback, les apprenants ont l’opportunité de s’améliorer progressivement sans craindre les conséquences négatives d’une mauvaise réponse.

Sources : Syvain Grandserre, Laurent Lescouarch, Faire travailler les élèves à l’école, ESF éditeur, 2009. Stanislas Dehaene, Apprendre ! Les talents du cerveau, le défi des machines, Éditions Odile Jacob, 2018.

10/2024


L’infographie